LE FILM NOIR ET BLANC

LA STRUCTURE D'UN FILM

Un film est constitué par différentes couches reposant sur un support en polyester ou en acétate.

L'émulsion

est composée de gélatine et de cristaux d'halogènure d'argent sensibles à la lumière.
On trouve des :

Grâce à l'influence d'une exposition bien dosée à la lumière, ces grains d'argent vont accumuler l'énergie transmise sous une forme latente. Le développement a pour but de réduire sous forme d'argent métallique les halogènures qui contiennent l'image latente.
La composition des révélateurs et le temps de développement ont une influence déterminante dans le processus.
Les halogènures d'argent réduits par le révélateur en argent métallique, sont les points noirs que l'on voit sur le film. Les points noirs placés en couches successives augmentent la densité jusqu'à ne plus laisser passer la lumière, lorsqu'ils sont nombreux, ce qui se traduit sur le tirage positif par du blanc.
Au contraire, dans les zones que peu ou pas de lumière ont laissé vierges de tout grain exposé, les vides vont laisser passer la lumière, d'où un noir sur le tirage positif. Entre ces deux extrèmes, on obtiendra toute la gamme de gris selon l'épaisseur des couches de grains noircis.

La couche de protection

de l'émulsion protège celle-ci des sollicitations mécaniques qui pourraient l'endommager. Quelles qu'elles soient, les pressions mécaniques que subit l'émuslion se traduisent sur celle-ci de la même manière qu'une exposition à la lumière, soit par un noircissement de la zone touchée. Beaucoup de points, traits ou traces blanches qui apparaissent au tirage n'ont pas d'autre origine. Les pliures provoquées par une mise en spire accrobatique provoquent les "queues d'hirondelle" bien connues.

Le support

en polyester est trés utilisé, tout comme l'acétate. Les pellicules en rouleau tout comme les plans-films sont couchés sur des support de 100 micros d'épaisseur, alors que les films petits formats sont en général sur support de 135 microns.

La couche anti-halo,

a pour mission de protéger l'émulsion contre les reflets de la lumière, qui en traversant le film, rebondissent en quelque sorte et provoque des reflexions parasites. La plus courante, car moins onéreuse est la simple coloration du support en gris. Certains films ont une couche A-H s'interposant entre le support et l'émulsion. D'où la différence de transparence des divers films du marché. Cette couche anti-halo est visible sous la forme d'une coloration, en générale grise, que l'on voit dans les zônes non exposées du film.

LES DIFFERENTES FAMILLES DE FILMS

Il y a deux grandes familles: les Panchromatiques et les Orthochromatiques. Ce qui les différencie , principalement , c'est leur sensibilité différentes aux couleurs.


Les films panchromatiques

La majorité des films proposés à la vente, aujourd'hui sont de ce type. De quoi s'agit-il?
Les émulsions sont sensibles à un faisceau lumineux allant de 400 à 700 Nanomètres(Nm). Ils sont assez sensibles à la couleur rouge, qui est reproduite sur le tirage un peu trop claire, reproduisent correctement les couleurs du jaune au vert et tonalités du bleu au violet donnent un gris un peu trop clair aussi . Evidemment, il y a des variations d'un film à l'autre.

Les films orthochromatiques

A l'heure actuelle, il ne reste que deux films de ce genre dans le commerce: l'ILFORD ORTHO en plan-film et la MACO ORT 25 clear en moyen et petit format.
Ce type de film est sensible à un faisceau de couleurs allant de 380 à 600 NM. Comme on le voit, sa sensibilité s'arrête avant le rouge. Ce qui signifie que tout ce qui est de cette couleur n'impressionnera pas la pellicule et les oranges et rouges apparaitront comme noir sur le tirage. . Par contre, les autres couleurs sont bien restituées, du bleu au jaune, ce qui en fait une pellicule intéressante pour la photographie de paysage.
Son fort contraste la destine surtout pour les microscope electroniques, la reproduction, etc.

Le film infra-rouge

Le faisceau de sensbilité s'étend de 400 à 750-900 Nm, jusque dans la gamme des infra-rouge, au delà donc du spectre visible . A l'origine utilisé à des fins de renseignements, scientifiques, il est aussi utilisé dans le domaine artistique pour les paysages ou le nu.

Les colorants de sensibilisation

Les halogènures d'argents "bruts" ne sont sensibles qu'au violet, bleu et vert. En colorant les cristaux avec des "colorants de sensibilisation", ils deviennent sensibles aussi aux couleurs restantes du spectre. Il s'agit de colorants non résistants qui teintent directement le Grain de bromure d'argent et lui donnent une sensibilité d'absorption pour des couleurs spectrales déterminées.

LA PELLICULE IDEALE


Trois qualités sont demandées aux pellicules noir et blanc:

Un grain extrèmement fin est obtenu au dépend de la sensibilité et vice-versa. Exposition et développement de la pellicule doivent être synchronisés entre eux. Le film au grain le plus fin développé avec un révélateur non adapté donnera un grain plus grossier. A l'inverse une pellicule à gros grain développée avec un révélateur grain fin, ne donnera pas pour autant du grain fin.
Comme on peut le voir, le choix de la pellicule et du révélateur ne doivent pas être fait au hasard, mais en fonction de ce que le photographe recherche.
à suivre!

LA SENSIBILITE

Chaque film a pour caractèristique sa sensibilité à la lumière . Chaque film nécessite une quantité de lumière différente pour obtenir un noircissement minimum du film.

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