objectif argentique
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Message Publié : Mar 22 Juin 2010 10:19 
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Petit topo à l'usage des néophytes habitués de la lampe rouge. N'hésitez pas, si le sujet vous intéresse à pose dans questions dans le fil. Le sujet est le plus souvent mal traité sur le net (du moins la partie francophone), il m'a semblé bon de faire un petit résumé de l'état de l'art.

Préliminaire:
Lorsqu'un photographe réalise une oeuvre photographique, il est attentif à chaque étape, chaque produit. Il choisit avec soin son papier (RC/FB, mat/perlé/brillant, ton chaud/neutre/froid, etc...) et son révélateur (ton chaud / froid), voire même un virage (sélénium, sépia, etc...) en fonction de ses goûts, du sujet et de l'usage réservé au tirage. Là, je ne vous apprends rien. En numérique, le processus de création du tirage est différent (concrètement, c'est une impression jet d'encre sur papier), mais on retrouve aussi cette notion de choix dans la démarche, les matériaux, les encres, etc... pour obtenir LE tirage souhaité.

Le choix "matière" (le papier lui-même, sa matière, sa texture) est aujourd'hui similaire à l'argentique, l'offre vaste, on ne va pas s'y attarder dans cet article. En revanche, en ce qui concerne les encres, c'est une autre histoire.
Quelques constatations:
1. Contrairement aux papiers photosensibles, les papiers photo pour impression jet d'encre ne contiennent pas de "chimie": c'est en effet l'encre qui sera déposée dessus qui fera l'image.
2. Tout comme les papiers photosensibles, les papiers photo ont des caractéristiques tonales propres (pour faire simple: leur couleur de fond, le "blanc", et leur façon de renvoyer la couleur des encres déposées dessus par la suite, induisant des dominantes plus ou moins marquées).
3. les encres ont, un peu à la manière des révélateurs papier, leurs caractéristiques colorimétriques propres.
La tonalité obtenue va donc être le résultat d'une subtile collaboration entre le papier et les encres, le tout "manipulé" par le tireur via des outils informatiques (réglages, profils, pilotes d'impression, etc...). Dans l'esprit, on retrouve le couple papier/révélo avec ses paramètres habituels: température, dilution, temps....

Partant du fichier image (film scanné), il y a deux méthodes assez distinctes pour arriver au résultat voulu: la méthode "Couleur", et la méthode "Noir et Blanc".

La méthode "couleur"
Je l'appelle ainsi car on travaille sur un fichier couleur (RVB), et avec une impression à base d'encres couleurs (en général, le kit standard de l'imprimante: K/C/LC/Y/M/LM pour une imprimante à 6 cartouches comme l'Epson SP 1400, par exemple). Le principe est simple: le fichier affiché à l'écran se veut fidèle à ce qui sera imprimé. En d'autres thermes on prépare une image en couleur, tout simplement (Dans la langue d'outre-Manche: WYSIWYG, what you see is what you get).
Toute l'interprétation se joue donc sur le fichier, et l'impression doit être conforme. Ceci nécessite bien sûr d'avoir étalonné son matériel et d'utiliser les profils de couleur (ICC et autres) correspondant au papier utilisé. Les logiciels s'occupent de tout afin que le tirage corresponde à l'image affichée à l'écran.
Avantage cette méthode: elle est techniquement assez accessible car c'est celle qui est privilégiée commercialement par les fabricants d'imprimantes et de papier. Un tel "labo numérique" est donc facile à mettre en service (je ne parle pas du prix, soyons clairs!!). Avantage supplémentaire pour les coloristes: un tel système d'impression fait aussi bien de la couleur que du noir et blanc.
En revanche, pour les habitués du labo, c'est une démarche nouvelle. Passer d'un tirage chaud à un tirage bleu demande de refaire un traitement complet du fichier, par exemple. Autre effet pouvant rebuter les aficionados de la lampe rouge: en y regardant de très très près (à la loupe), on se rend compte que c'est une image composite (on voit les petits points noirs/cyan/magenta/jaunes).

La méthode "noir et blanc"
Cette fois, on travaille sur un fichier en niveaux de gris, et l'impression se fait avec des encres spéciales dédiées au noir et blanc. L'image n'est donc plus composite, mais réellement monochrome. Les pigments de ces encres sont fabriqués à partir de carbone. En pratique, on remplace les cartouches de couleur dans les imprimantes par des cartouches contenant l'encre carbone à différentes dilutions pour assurer une gamme de gris très étendue et une excellente maîtrise des HL (pas de "points" épars, mais de vrais nuances dégradées). La tonalité du tirage dépendra donc du papier et de sa "réaction" avec les encres, et non du fichier image.
Remarque: c'est un procédé alternatif: il n'est pas proposé par le marketing officiel des fabricants d'imprimantes. Les kits d'encres carbone ainsi que les pilotes d'impression et les profils, tout est proposé par de petites sociétés (comparées aux majors de l'impression) et des passionnés du sujet. Autre point à noter: cette solution "custom" est aujourd'hui limitée aux imprimantes Epson. Les puristes considèrent (avec arguments à l'appui) que seuls les tirages réalisés ainsi sont considérés comme tirages d'archive.
Pour revenir à la tonalité, elle va dépendre, pour un papier donné, du choix du kit d'encres et de la façon de l'utiliser. On entend par "kit" l'ensemble des encres qui remplacent les encres couleur d'origine. Les encres pur carbone n'offrent pas un large spectre, on s'en doute: selon la façon de l'utiliser et selon les papiers, on va du neutre/chaud à franchement brun/sépia. Afin d'assouplir leur usage, on trouve des encres carbone avec des pigments complémentaires visant à les neutraliser voire les rendre froides. Ceci ouvre un panel de possibilités assez large: on trouve sur le marché des kits pur carbone à tonalité fixe, des kits à tonalité variable avec uniquement des encres carbone+pigment complémentaire, et également des kits un peu intermédiaires comprenant majoritairement des encres pur carbone avec une ou plusieurs encres "froides" pour assurer la variation de tonalité. Pire: les plus passionnés peuvent même créer leur propre kit! Un topo plus détaillé sera rédigé sur le sujet des encres, car on pourrait en écrire des livres...
On le voit, cette méthode est beaucoup plus proche de la démarche artisanale de l'argentique: on travaille d'abord sa photo, on choisit ensuite le couple papier/encre (similaire au couple papier/révélo) pour obtenir le tirage voulu. Ce n'est plus du WYSIWYG, et il faut mettre les mains dans le cambouis en ce qui concerne les encres: les gris ne sont plus un mélange de C/M/J/N, mais bien issus d'une encre grise. La technique est d'une approche plus difficile, mais elle se montre néanmoins extrêmement précise et rigoureuse.
Pour les sensibles à l'environnement, cette méthode est également plus satisfaisante car on ne change pas les cartouches: on les remplit à partir d'encre en bouteille.
On peut noter au passage que les imprimantes équipées d'encres grises dans le kit d'origine (les K3 chez Epson, par exemple) peuvent être utilisées avec cette méthode, pour peu qu'on utilise le pilote RIP adéquat.

Black Only?
Ceux qui ont déjà parcouru le net en quête d'informations sur l'impression noir et blanc ont rencontré ce terme, souvent abrégé BO. Il s'agit d'une version simplifiée de la méthode noir et blanc: on imprime avec une seule cartouche, la noire. Cette méthode a un avantage non négligeable: on peut la mettre en place à peu de frais puisque toute imprimante possède une cartouche noire! On obtient certes pas la finesse des encres diluées dans les HL, mais on arrive, avec de bonnes imprimantes, à des résultats assez bluffants.
Cette technique permet aussi de mettre à profit une particularité des encres carbone: leur tonalité change avec la dilution (elle sont plus chaudes). On obtient donc, en mode BO, des tirages plus neutres.

Durée de vie

Jusqu'à il y a quelques années, la grosse faiblesse des impressions jet d'encre était la durée de vie: face aux différentes agressions environnementales (lumière, air, etc...), les encre n'étaient pas stables et perdaient de leur éclat, voire changeaient carrément de couleur. Aujourd'hui les matériels haut de gamme sont beaucoup plus durables, et un tirage peut rester stable TRES longtemps. On notera cependant que les encres pur carbone sont encore meilleures que les encres couleur: les pigments à base de carbone résistent à tout...

Conclusion: quelle solution prendre?
Soyons francs: les deux techniques donnent d'excellents résultats pour peu qu'on s'y mette sérieusement. La méthode couleur est poussée par les fabricants, certains ayant même créé des labels de qualité pour en signifier la qualité ("Digigraphie" chez Epson).
La solution noir et blanc s'adresse à ceux qui font uniquement (ou principalement) du NB, qui veulent garder une démarche artisanale, proche de l'argentique, tout en visant une qualité au top. Elle est plus exigeante techniquement, plus contraignante aussi (tous les papiers ne peuvent pas être utilisés facilement). En revanche elle donne plus de liberté dans la démarche. On est aussi moins centré sur le logiciel de retouche!
Dernier point: les encres pur carbone ne sont pas étudiées pour tenir sur des papiers brillants. Les puristes du tirage fine art "archive" soutiennent que seuls les papiers mats garantissent une durabilité et une stabilité maximum, ce qui semble vrai si on juge les résultats des tests. Néanmoins, il existe des solutions pour imprimer sur papier brillant, notamment des bombes de vernis de fixage, comme le Lumijet d'Hahnemühle.

Personnellement j'ai choisi la méthode noir et blanc. Une imprimante Epson SP 1400 équipée d'un kit Eboni 1400 créé par P. Roark: 5 encres carbone à dilutions variées (encres Eboni de chez MIS) et une encre noire supplémentaire plus froide pour gérer les tonalités (UT14 de chez MIS). J'imprime sur des Papier Hahnemühle PhotoRag et Bamboo. Cette solution n'est pas hors de prix, et les résultats sont excellents.

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Message Publié : Mar 22 Juin 2010 23:07 
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Dans un moment de doute où je pensais laisser de côté le labo argentique (j'ai repris depuis), j'ai testé le Black Only sur ma Canon IP4500 (une imprimante très honnête pour à peine une centaine d'euros).

Les résultats (sur du papier Canon légèrement perlé) m'ont vraiment bluffé ! Le seul petit défaut provenait de points noirs épars dans les zones juste avant le blanc pur : une modification de la courbe pour "sauter" cette zone, et le tour est joué.

Je recommande pour qui veut s'essayer à sortir des impressions plus qu'honnêtes, sans dominante et sans métamérisme, à coût très raisonnable.


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Message Publié : Mer 23 Juin 2010 7:50 
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C'est certain: le mode BO n'utilise qu'une seule encre, et non diluée. On simplifie donc les choses....
Sur une imprimante ayant une goutte mini très petite, comme la 1400 (1.5 pl seulement), il faut vraiment une loupe pour voir ces points noirs en limite des HL.

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Message Publié : Mer 23 Juin 2010 16:45 
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j'ai un doute. Une question de vocabulaire en fait : Lorsque c'est par imprimante, si on appelle ça tirage numérique, comment appelle-t-on le vrai tirage d'une source numérique par procédé argentique?

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Message Publié : Mer 23 Juin 2010 19:43 
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Un tirage argentique... Puisque ce sera sur un support photosensible à base de sels d'argent. 8)

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Message Publié : Mer 23 Juin 2010 20:42 
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bah oui, que j'suis bête...
N'empêche que j'ai tendance à réserver le terme de tirage à l'argentique, et celui d'impression au numérique.

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Message Publié : Mer 23 Juin 2010 21:54 
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mozar94 a écrit :
Sur une imprimante ayant une goutte mini très petite, comme la 1400 (1.5 pl seulement), il faut vraiment une loupe pour voir ces points noirs en limite des HL.

C'est également la taille des gouttes sur l'IP4500.

La modification de la courbe, c'est vraiment pour ceux qui seraient gênés par les points dans les très hautes lumières (en mettant le nez sur l'impression... parce que, observée à distance normale, ils ne sont pas visibles.

Comme je l'ai dit, je reste fidèle au tirage argentique, que j'ai même repris de plus belle (et puis, je me suis mis au 120 et je n'ai pas de scanner pour ce format !), mais je trouve que le BO donne de très bons résultats de façon simple et économique. Quand on lit tout ce qu'on peut lire à propos des impressions N&B, on a du mal à imaginer qu'il est possible d'obtenir ça avec une imprimante aussi simple, sans modification et sans profils spécifique.


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Message Publié : Jeu 24 Juin 2010 21:51 
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Citer :
j'ai un doute. Une question de vocabulaire en fait : Lorsque c'est par imprimante, si on appelle ça tirage numérique, comment appelle-t-on le vrai tirage d'une source numérique par procédé argentique?


ça s'appelle du tirage Lambda (grands formats) ou Frontier (petits formats) ! Projection d'une image numérique par 3 lasers (RVB), si j'ai bien compris. Une fois le papier argentique impressionné, il passe dans les chimies et le tour est joué.

Un "minilab" (en général une Fuji Frontier) fait ça tous les jours de la semaine. Tu donnes tes fichiers numériques ou négatifs au photographe, ils sont tirés de la même manière avec une tête numérique (les négatifs sont préalablement scannés, ce qui explique d'ailleurs le coût relativement faible d'un CD avec les négatifs scannés).

Attention ce n'est donc pas un nom commun donc mais une marque.


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Message Publié : Ven 25 Juin 2010 10:49 
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Inscription : Jeu 10 Juil 2008 19:18
Message(s) : 732
Localisation : grenoble
merci de ta réponse.
Nom de marque ou nom propre, l'important est pour moi de comprendre ce qu'il y a derière les dénominations usuelles. Je sais maintenant ce qu'est un minilab!
:wink:

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Message Publié : Sam 26 Juin 2010 10:57 
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Localisation : Menton sud de la France côte d'usure...
Si tu avais une imprimante A3 où A2 à conseiller? :respect:


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Message Publié : Lun 28 Juin 2010 12:40 
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Localisation : Chuiche :o)
Que veux-tu faire comme tirages? Couleur? NB? mat? brillant? archive?

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Message Publié : Lun 28 Juin 2010 13:13 
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L'article en ligne ICI


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Message Publié : Mar 06 Juil 2010 14:34 
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Localisation : Chuiche :o)
Papouleu a écrit :
L'article en ligne ICI


A la relecture de la versio hmtl, je crois qu'une version corrigée (fautes) et un peu de mise à jour (certaines tournures de phrases) s'imposent.
Je te prépare ça.

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Message Publié : Mer 13 Oct 2010 11:23 
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Moi je galère un peu avec mes impressions n&b. J'ai fait des tests à partir de fichiers scannés d'après un 6x6, depuis de Lightroom. Je "tire" sur une Epson RX620 sur du papier Ilford "satiné". J'ai essayé en mode "couleur" et en mode "black" mais dans les deux cas, bien que le tirage "couleurs" ait le meilleur rendu, j'ai quand même une légère dominante verte. Je ne sais pas si ça vient du papier ou de mon encre noire qui est "compatible" mais pas d'origine. Le fichier est en RVB. Est-ce qu'il faut que je le passe en niveaux de gris où ça n'a aucune importantce ?

_________________
www.flickr.com/mistral_mars


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Message Publié : Mer 13 Oct 2010 12:29 
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Essaie déjà d'imprimer une image en mode gris. Si tu as encore cette dominante, c'est que ton mode black n'est pas limité à l'usage de l'encre noire. C'est le cas de beaucoup d'imprimantes: même en mode black, le pilote utilise toutes les encres...
C'est d'ailleurs facile à vérifier: tu crées une image blanche RVB, sur laquelle tu dessines 4 petits carrés: un noir, un cyan (RVB: 0-255-255), un magenta (255-0-255) et un jaune (255-255-0). Tu l'imprimes en mode black, en désactivant tous les profils de papiers ou autres. Et tu verras bien quelles encres sont utilisées...

La RX620 n'apparaît pas dans la liste des imprimantes compatibles avec QTR, mais tu peux toujours le télécharger pour essayer. Ce serait idéal, car tu pourrais passer sur un vrai mode Black only.

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